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Avoriaz, Clusaz et Chamfort pour les jours froids

Bottines Paraboot Avoriaz sur un sentier
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Dès que les matinées fraîchissent, la derby ne suffit plus toujours. On cherche une chaussure qui tienne l’humidité, le pavé gras, et parfois un chemin après la pluie. Chez Paraboot, trois modèles répondent à cela de trois façons très différentes. Avoriaz, Clusaz, Chamfort : la montagne, sa version basse, et la ville.

Les trois sont fabriquées en France, doublées cuir, montées en cousu norvégien, avec une semelle en gomme. La suite se joue dans la hauteur, le nez, et l’histoire.

L’Avoriaz

L’Avoriaz ne vient pas d’une planche de ville. Dans les années 1930, la maison Galibier, créée en 1922 par Rémy-Alexis Richard pour équiper les alpinistes, en avait fait une chaussure d’approche. Paraboot l’a ressortie de ses archives dans les années 1990. Elle a d’abord séduit ceux qui cherchaient un objet vrai, avant de devenir la bottine que l’on porte aussi bien vers un sentier que sur les pavés.

La tige monte sur la cheville. Les crochets métalliques remplacent les œillets à partir du cou-de-pied, la semelle est franchement crantée, le cuir lisse noir a du coffre. Le cousu norvégien ferme la chaussure à l’humidité, et la paire est pensée pour être ressemelée. Ce n’est pas une bottine de randonnée technique. C’est une approche, assez robuste pour un chemin mouillé, assez simple pour un pantalon de laine et une veste cirée.

En noir, elle est la plus graphique. Elle structure une silhouette d’hiver sans avoir l’air d’un équipement. On la porte avec un jean large, un velours, un manteau un peu long. Elle a cette qualité rare : on peut marcher dedans longtemps sans qu’elle perde sa ligne.

Bottine Paraboot Avoriaz en cuir lisse noir

La Clusaz

La Clusaz reprend la même idée, ramenée plus près du sol. À l’origine, c’est une marche d’approche des années 1960 et 1980. Paraboot l’a revue en version basse, pour la ville. Le bout est arrondi, le chaussant traditionnel, les crochets et la semelle crantée rappellent l’Avoriaz. La cheville, elle, reste libre.

C’est le bon modèle quand on aime le caractère montagne et que l’on ne veut pas d’une bottine. Elle passe sous un pantalon sans le remonter, elle garde l’adhérence les jours de pluie, et elle a l’air moins équipée qu’une Avoriaz. En cuir lisse noir, la couture claire et les crochets suffisent à la signer. On la voit très bien avec un chino, une maille, une veste droite.

Entre les deux, le choix est surtout une question de saison et de coupe de pantalon. L’Avoriaz protège davantage et affirme plus. La Clusaz s’oublie plus facilement dans une garde-robe de ville.

Paraboot Clusaz en cuir noir

La Chamfort

La Chamfort quitte la montagne. C’est une bottine à double élastique, faite pour la ville, avec un bout allongé en amande et une forme ajustée. Sa courbe ne tombe pas toute seule. Elle vient de deux opérations de cambrage, un geste que Paraboot réserve à ses artisans les plus expérimentés. On le voit de profil : la tige suit le pied au lieu de monter d’un bloc.

En cuir lisse noir, elle est la plus habillée des trois. Elle se porte avec une flanelle, un pantalon de laine, un manteau. La semelle gomme et le cousu norvégien lui évitent d’être une chelsea trop fine, de celles qui craignent le premier vrai hiver. Elle reste une chaussure de marche, simplement plus silencieuse.

Elle convient à qui aime le Tournier ou la Chambord et veut la même netteté, avec la cheville couverte.

Bottine Paraboot Chamfort en cuir lisse noir

Trois hivers, pas un classement

L’Avoriaz pour les jours où l’on veut une vraie bottine, capable d’un chemin comme d’une rue. La Clusaz pour garder cet esprit sans la hauteur. La Chamfort quand l’hiver doit rester urbain, et la ligne plus longue.

Le reste de la garde-robe Paraboot, les derbies Michael, Chambord et Morzine, vit très bien à côté. Ce sont d’autres journées. Celles-ci commencent quand le sol devient froid.

Chez casaNoé, on aime qu’une chaussure d’hiver puisse ressortir l’année suivante sans avoir l’air d’une mode. Ces trois-là sont faites pour ça. Le mieux est encore de les lacer, ou de glisser le pied dans la Chamfort, et de voir laquelle ne donne pas envie de l’enlever.